En 2000 puis en 2001, l’AGAVF coordonnait deux
projets d’envergure : L’Échangeur I puis II, un projet pan
canadien de résidences d’artistes qui voyait, en deux ans, 35 artistes
participer à un projet de résidence et d’échange dans divers lieux à
travers le pays.
La naissance de ce projet remonte à 1998,
lorsqu’un groupe d’artistes s’interroge sur la manière de briser
l’isolement des artistes visuels éloignés en région, que ce soit à
Moncton, Sudbury ou aux quatre coins du Québec. L’idée d’une sorte de
réseau pour se rencontrer, créer et exposer prend forme : cela
donnera L’Échangeur.
La première édition a vu le jour en 2000, avec
trois centres d’artistes participants : à Moncton, la Galerie
Sans Nom et Imago; à Rouyn-Noranda, L’Écart… .Lieu d’art actuel; et à
Sudbury, la Galerie du Nouvel-Ontario. Quinze artistes
participent à ce projet, du 2 septembre au 14 octobre 2000, encadrés
par la commissaire Annie Molin Vasseur qui a proposé le thème Extensions
intimes, dont les artistes s’inspirent pour
leur travail. Le projet s’avère un succès retentissant, tant pour les
artistes que pour le public qui assiste à des créations en direct et à
des expositions.
En 2001, c’est la deuxième édition de ce projet,
avec l’ajout d’un lieu : la Maison des artistes visuels
francophones (MAVF) de Winnipeg, s’ajoute à la liste des centres qui
participent. Dix-neuf artistes prennent part à L’Échangeur
qui, cette année-là se déroule sous le thème Histoire
de sens, toujours sous la houlette de la
conservatrice Annie Molin Vasseur. Cette fois, le projet a une saveur
internationale puisque le centre d’art de Rouyn accueille trois
artistes français.
Ces projets se sont terminés par un voyage
d’échange à Paris et par la publication de deux ouvrages critiques.