Formation antiraciste à la GSN

Charte pour une culture accessible, inclusive, équitable

Pour comprendre les arts autochtones aujourd’hui   


Formation antiraciste : un entretien avec Annie France Noël, Direction artistique et administrative de la Galerie Sans Nom (GSN)

“Tendre la main vers celles et ceux qui ne sont pas des habitué.e.s du centre…”

Entre le 14 et le 16 octobre, une douzaine de membres du personnel et quelques-uns des conseils d’administration de la Galerie Sans nom, de l’Atelier d’estampe Imago et de la Galerie d’art-Louise-et-Reuben-Cohen de l’Université Moncton ont pris part à une formation antiraciste coconceptualisée par Future Ancestors Services et la Galerie Sans Nom.

La formation avait pour objectif d’inspirer les participant.e.s à trouver leurs propres moyens de favoriser un milieu de travail et d’exposition antiraciste. Amorcée en plein mouvement Black Lives Matter, l’impulsion pour cette formation émerge aussi de la participation en 2018 d’Annie France Noël à Primary Colours/Couleurs primaires, un colloque transformatif de deux semaines, tenu à Banff et qui portait sur la décolonisation du milieu de l’art canadien.

Adaptée au contexte culturel et artistique acadien, la formation reconnaît le statut minoritaire du peuple acadien et son riche patrimoine mais aussi son passé colonisateur. Les notions et la terminologie discutées durant la formation visent aussi à combler, en évitant bien sûr de culpabiliser, les lacunes de l’histoire officielle apprise à l’école.

Au moyen d’exercices de visionnement, les participant.es ont échangé sur la présence de barrières systémiques à l’accès dans leur milieu, et identifié des moyens pour les contrer, quitte à commettre des erreurs malaisantes. Le but est de favoriser l’inclusion des artistes de la diversité autochtone et ethnoculturelle de Moncton et de ses environs sans perdre de vue la mission des organismes participants de mettre en valeur la culture acadienne francophone :

“L’identité acadienne est importante mais il faut s’ouvrir aux autres cultures ; l’Acadie c’est plus que ce qu’on représente ; on veut diversifier notre programmation mais avec intégrité. On veut bien faire les choses tout en évitant les pièges de la peur et de l’inertie. Tendre la main vers ceux et celles qui ne sont pas des habitué.es serait un bon début…”

On veut faire preuve de transparence quand on approche une personne pour l’inviter à se joindre au CA, au risque de créer un inconfort :

“On veut diversifier notre CA (transparence) on pense que tu serais une personne pour faire le pont et, en retour (symbiose), on offre un accès aux services et milieu.”

Une prochaine étape pour la GSN consistera à développer une politique antiraciste transversale à l’ensemble de ses activités pour favoriser un milieu de travail respectueux et antiraciste à long terme.

La formation a été financée par une aide conjointe de l’Association des centres d’artistes autogérés en Atlantique et l’Association des groupes en arts visuels francophones dans le cadre de leurs mandats de formation professionnelle respectifs.


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Charte pour une culture accessible, inclusive, équitable Cette charte vise à contribuer aux élans actuels pour des milieux culturels plus ouverts. Elle consiste en une boussole éthique pour les organisations et institutions culturelles, afin de lier et renforcer leur engagement pour l’accessibilité, l’inclusion et l’équité. Ont participé activement à cette démarche le Groupe des Onze, des organisations sociales, communautaires et artistiques et de nombreuses personnes alliées provenant des milieux de la recherche ou de la défense de droits.Visitez le site : https://www.chartecultureaie.com/  


Pour comprendre les arts autochtones aujourd’hui
 Cette analyse de la connaissance et de la documentation examine une vaste gamme de documents portant sur les arts autochtones au Canada. Reconnaissant l’importance des traditions orales dans le transfert des connaissances chez les Autochtones, l’analyse inclut également l’information recueillie lors d’entretiens en personne avec six artistes autochtones aînés. En 2009, le Conseil des arts du Canada a retenu les services de France Trépanier et Chris Creighton-Kelly pour mener l’étude fondée sur les sujets identifiés dans les consultations auprès de la communauté dans le cadre de son Initiative de recherche sur les arts autochtones (IRAA).Comprendre les arts autochtones au Canada aujourd’hui : analyse de la connaissance et de la documentation – Rapport complet